Des naturalistes sur la Côte-Nord
 
Une partie de la collection du Musée de Baie-Comeau aujourd?hui conservée par la Société historique de la Côte-Nord. Remarquez en arrière plan, une partie de la collection d?oiseaux du Père Arnaud. Fonds Musée de Baie-Comeau, Société historique de la Côte-Nord

Par Mélanie Desmeules, historienne et naturaliste

Au Québec, durant la seconde moitié du XIXe siècle, on assiste à l’émergence et au développement du champ scientifique au Québec. Plusieurs naturalistes construisent l’inventaire des ressources fauniques et floristiques du Québec. Pour ce faire, quelques-uns d’entre eux explorent des régions peu connues comme la Côte-Nord et le Labrador. Certains de ces naturalistes écrivant des récits de leurs explorations. En général, comme peu de spécialistes s’intéressent aux écrits non littéraires, par exemple les descriptions plus factuelles produites par les naturalistes, on connaît mal les regards que ces derniers ont porté sur la nature nord-côtière. Cinq de ces natu­ralistes et de leurs récits retiennent notre attention. Les trois premiers résidèrent sur la Côte-Nord, alors que les deux autres visitèrent la Côte-Nord et le Labrador à une reprise pour ensuite faire le récit de leurs observations. Nous présentons ici un court portrait de chacun des cinq naturalistes, suivi de leur vision de la nature nord-côtière, par le biais d’extraits de certains de leurs récits.

 
Le Père Charles Arnaud, Betsiamites. Collection histoire régionale, Société historique de la Côte-Nord.

Charles-A. Arnaud, o.m.i. (1827-1914) 1

Né à Visan, en France, le père oblat Charles Arnaud devient missionnaire au Canada en 1849, d’abord à Grande-Baie, au Saguenay (1849-1852), ensuite sur la Côte-Nord aux Escoumins (1852-1862) et à Betsia­mites (1862-1911), enfin à Mashteuiatsh (1911-1914). C’est sur la Côte-Nord, alors qu’il est prêtre et missionnaire auprès des Innus de la réserve de Betsia­mites, que le père Arnaud s’intéresse à la nature nord-côtière et du nord du Québec. À partir de 1868, le père Arnaud développe un musée de spécimens d’histoire naturelle et d’artéfacts amérindiens. Taxidermiste, le « roi de Betsiamites » rassemble une impressionnante collection d’animaux empaillés, particulièrement d’oiseaux, de squelettes de baleines et d’objets amérindiens. En 1872, il se rend sur la côte du Labrador et à la Baie d’Ungava dans le but de préparer d’éventuelles missions chez les Inuits et écrit le journal détaillé de ses observations2. Malheureusement pour nous, il ne laissa aucun récit de ses années passées sur la Côte-Nord.

Napoléon-Alexandre Comeau (1848-1923) 3

Né aux Îlets-Jérémie, sur la Côte-Nord, Napoléon-Alexandre Comeau habite par la suite à Godbout, de 1860 à sa mort. Il exerce une foule de métiers dont garde-pêche (pendant soixante saisons), guide de chasse, agent de la compagnie de la Baie-d’Hudson, surintendant des pêcheries, trappeur et médecin à ses heures. En tant que naturaliste, les oiseaux l’intéressent particulièrement, mais aussi les mammifères et les poissons. Il publie ses observations dans les revues suivantes : Rod and Gun, Forest and Stream, Bulletin of the Nuttall Ornithological Club, National Geographic Magazine, The Auk, The Field Naturalist, The Beaver Club. En 1909, il publie une autobiographie dans laquelle il retrace sa vie de pêcheur, de chasseur et de naturaliste : Life and Sport on the Lower St. Lawrence and Gulf. Containing chapters on salmon fishing, trapping, the folk-lore of the Montagnais Indians and tales of adven­ture on the fringe of the Labrador Peninsula.4 À la fin de l’ouvrage, on retrouve une liste d’oiseaux, version révisée de la « List of Birds ascertained to occur within ten miles of Pointe des Monts, Province of Quebec, Based chiefly upon the notes of Nap. A. Comeau, by C. H. Merriam, M. D.»5 Il était membre de l’American Ornithologists’ Union et un des membres fondateurs de la Société Provancher d’histoire naturelle du Canada.

Comeau voit la nature nord-côtière en fonction de l’utilité de ses ressources, comme les espèces d’animaux qui permettent la chasse la plus rentable et la plus intéressante au point de vue sportif. Dans les chapitres qu’il consacre aux animaux6, le même plan revient : en quelques lignes, il présente d’abord l’animal et des données écologiques le concernant, puis consacre le reste du chapitre aux manières de le trapper ou de le pêcher, et à ses applications. L’extrait suivant résume bien son intention en publiant de tels portraits animaliers.

« The Salmon and its Migration

I have been interested in salmon in so many different respects since my boyhood that I cannot help dwelling at some length upon the subject. All angles for this fine fish, whether for sport or profit, will understand my feelings and pardon my ganulity.
It is not my intention, nor is it within the scope of this book, to give the natural history of the salmon. I simply desire to place before the reader my observations, experiences ans views regarding it. » 7

Cet autre exemple est également éloquent :

 
Napoléon-Alexandre-Comeau sur le seuil d?une porte, c. 1900. Fonds Napoléon-Alexandre-Comeau, P020/001/009 (9), Société historique de la Côte-Nord

« Duck shooting

Although we have on our coast many kinds of ducks as immigrants, residents, or stragglers those that afford the best sport or are most sought after for food are the scooters, of which we have three species, - the white wing, - the largest - Oedemia fusca, the black, O. ame­ricana, and the surf, O. Perspicillata. They are very early migrants, first appearing towards the end of March, and remaining till December, when they go south. » 8

Comme on peut le constater avec les extraits suivants, son ouvrage est donc un ensemble de récits de chasse et de pêche qui intègre des connaissances sur l’histoire naturelle des animaux, indispensables compléments aux exploits des sportifs étrangers qui désirent revenir victorieux de leur périple sur la Côte-Nord.

 
Page couverture de l?édition française de Life and Sport on the Lower St. Lawrence and Gulf. Containing chapters on salmon fishing, trapping, the folk-lore of the Montagnais Indians and tales of adventure on the fringe of the Labrador Peninsula, parue en 1945. Bibliothèque de la Société Historique de la Côte-Nord.

Henri de Puyjalon (1841-1905) 9

Henri de Puyjalon arrive à Montréal en 1872. Après un court séjour en France (1878-1880), son pays natal, il revient au Canada et s’installe à Québec, puis sur la Côte-Nord. Fonc­tionnaire du gouver­ne­ment fédéral et pro­vin­cial, il sera analyste des minéraux et des res­sources naturelles de la Côte-Nord et du Saguenay dans la décen­nie 1880, gardien du phare à l’Île aux Perroquets (1888-1891), inspecteur général des pêcheries et de la chasse de la province du Québec (1897-1901).
Ses activités de naturaliste se développent surtout alors qu’il est gardien de phare. Il s’installe définitivement à son camp de chasse de l’île à la Chasse en Minganie, en 1900. Au fil des ans, « le solitaire de l’Île-à-la-chasse » publie plusieurs ouvrages dont les Récits du Labrador10. Le texte suivant, qui pourrait figurer dans une anthologie de la langue française, ouvre les Récits du Labrador. Européen installé au Québec, Puyjalon exprime avec force son opi­nion, bien plus que ses observations, au sujet du marin­gouin. En remontant jusqu’aux temps bibliques, il retrace un arbre généalogique fictif des Culex, tout en agrémentant le texte des attributs les plus expres­sifs sur cette nuisance de la nature, aux yeux du naturaliste :

« Il est d’une subtilité extrême, et capable, pour vous sucer le sang, des ruses les plus étonnantes et les plus perfides. Son indiscrétion dépasse toute mesure, et le corps humain est pour lui piquable, mordable et suçable (sic !) en toutes ses parties. Rien ne l’arrête, ni le sommeil de l’innocence, ni le repos troublé du crime. Il mord, pique et suce toujours.
(…)
Vous savez comme moi que, chez la plupart des animaux, le sexe mâle, (…), est celui des deux qui a pour apanage tous les vices. Chose étrange, il n’en est point ainsi chez l’aimable culicide dont je vous entretiens. La femme seule, paraît-il, est sanguinaire. Elle seule nous pompe le sang, pendant que le mâle vertueux butine au milieu des fleurs aux parfums suaves pour se nourrir de leur suc.
(…)
Néanmoins cet être, que la patience du plus grand saint ne saurait supporter sans malédictions, est, dit-on, fort utile. Il assainit les eaux croupissantes en se nourrissant, lorsqu’il est encore en très bas âge, des matières en putréfaction qu’elles contiennent. En nous piquant, lorsqu’il est adulte, il introduit dans notre organisme un liquide qui nous rend moins accessibles aux atteintes des fièvres paludéennes.
Les qualités que l’on prête à cet insecte ne sauraient atténuer en rien la haine féroce que je lui porte. Je désire son extermination complète, absolue, au milieu des plus cruels tourments. Je voudrais inventer pour lui les plus affreux supplices et je rêve de voir tous les maringouins réunis sur un pal gigantesque, haletant leur dernier soupir.
(…)
Je subis avec patience les coups du « frappe d’abord », les impressions cautérisantes du microscopique « brûlot »; mais le culex, je le hais, je le méprise, je voudrais le conspuer et le martyriser pendant toute une éternité. »

 
Le Comte Henry de Puyjalon. Collection histoire régionale, Société historique de la Côte-Nord.

Le pamphlet se termine sur la phrase suivante, évocatrice du ton du texte :

« Je cèderais volontiers tous les droits que je puis avoir sur les trésors que produiront les taxes, au bienfaiteur de l’humanité qui me donnerait le moyen de mettre mon épiderme, bien tanné, cependant, par des misères de toutes espèces, à l’abri des atteintes aussi cuisantes qu’indiscrètes de ce culicide immonde. » 11

Ces remarques légères ne doivent pas éclipser les autres intérêts de Puyjalon, exposés par l’abbé Victor-Alphonse Huard : « La géologie et la minéralogie sont ses sciences favorites, mais au point de» vue spécial du Labrador canadien. Car c’est l’homme du Labrador; (…).» 12   

Victor-Alphonse Huard (1853-1929) 13

Prêtre, chanoine, homme de lettres, éducateur (Séminaire de Chicoutimi, 1875-1901), vulgarisateur, rédacteur, directeur de revues (dont Le Naturaliste canadien de 1894 à 1929), docteur ès sciences de l’Université Laval (1916), membre de la Société royale du Canada (1913), conservateur du musée de l’Instruction publique (1904-1927) et premier entomologiste provincial (1913-1916), l’abbé Huard exercera également une activité débordante dans de multiples disciplines scientifiques.

En 1895, l’abbé Huard effectue un voyage sur la Côte-Nord. Il y rencontre, à Godbout, les naturalistes Comeau, Puyjalon et l’abbé Philogone Lemay14. Ensemble, ils fondent la Société d’histoire naturelle de Godbout. Après quelques rencontres rapprochées, ils ajournent sine die; aucune autre réunion ne se tiendra de cette société savante. Deux ans plus tard, l’abbé Huard publie le récit de
son voyage : Labrador et Anticosti.15 On y retrouve une foule de détails sur l’histoire et l’histoire naturelle, les ressources et les naturalistes de la Côte-Nord. À l’instar
de Puyjalon, l’abbé Huard y aborde le sujet des mous­tiques piqueurs. Dans le récit d’une soirée passée en plein air, il les compare aux mouches et aux taons, pour ensuite décrire leurs méfaits :

« Les taons et les mouches, en insectes bien élevés, se contentaient de nous enve­lop­per des méandres gra­cieux de leur vol; mais les moustiques ! les moustiques d’Anticosti ! c’est-à-dire des moustiques encore barbares, qui n’ont aucune idée de loi, ni d’égards, ni de réserve quelconque. On connaît assez combien les moustiques civilisés sont encore sujets à caution. Que l’on imagine donc, si on le peut, la sauvage férocité de leurs congénères de l’Anticosti s’acharnant contre trois pauvres Canadiens en détresse sur ce rivage désolé ! La situation fut jugée assez sérieuse pour que nous recourussions aux armes que nous possédions.»16

 
Page couverture de la réédition des écrits de Henry de Puyjalon. Récits du Labrador. Imaginaire Nord, Montréal, collection Jardin de givre, 2007, 202 p.

Plus loin, Huard relate les mésaventures de Mgr Michel-Thomas Labrecque17, en visite en Côte-Nord en 1895, et les conséquences qui s’en suivirent :

« Puis l’on n’avait pas compté avec les terribles moustiques qui en véritable nuée entourèrent tout le temps nos voyageurs. Que l’on s’imagine ce que fut ce martyre en entendant Monseigneur avouer qu’il éprouva beaucoup de soulagement lorsque le sang de ses piqûres, coagulé avec les insectes écrasés, lui eut recouvert la figure d’un enduit protecteur ! (…)
Il portait sur sa figure d’innombrables cicatrices de piqûres qu’il avait reçues : on aurait dit quelqu’un qui vient de subir la petite vérole. Ces traces persistèrent pendant plusieurs jours. » 18

Dans une autre section consacrée à l’avenir de l’île, il expose une vision plus positive de la nature anticostienne. Il y reprend les conclusions d’une exploration d’Anticosti :

« Mais, en somme, bien loin d’être “ infertile et inhabitable,” l’île d’Anticosti présente d’immenses ressources, tant au point de vue de l’exploitation forestière, que de l’exploitation agricole et des pêcheries. Les prairies naturelles permettent la pratique de l’élevage en grand. D’autre part, les nombreux cours d’eau, à régime régulier, qui coulent sur tout le littoral, utilisables pour la plupart, comme force motrice, permettraient de donner une grande extension à toutes les industries du bois, matière première qui abonde dans l’île.

En résumé, l’île d’Anticosti, étant données son étendue, la douceur de son climat, la fertilité de son sol, la richesse de ses forêts et de ses pêcheries, sa situation sur une des grandes routes du globe, pourrait, avec quelques améliorations pratiques de la navigabilité de ses côtes, nourrir une population au moins égale à l’île du Prince-Édouard.» 19

Pour Huard, les côtes de la Côte-Nord et d’Anticosti regorgent de ressources naturelles à la fois inconnues et utiles pour le naturaliste et l’homme qui s’y établirait : « Il y a encore, sur les bords de la mer, bien d’autres formes intéressantes de la vie végétale ou animale à étudier. »20

 
Page titre du livre de l?Abbé Victor-Alphonse Huard.Labrador et Anticosti ; journal de voyage, histoire,topographie, pêcheurs canadiens et acadiens, indiens montagnais. C.-O. Beauchemin et Fils, Montréal, 1897, 505 p.

Jean-Baptiste-Antoine Ferland (1805-1865) 21

De 1816 à 1822, Ferland fait de brillantes études classiques au collège de Nicolet. En 1828, il est ordonné prêtre et devient successivement vicaire, de 1828 à 1834, et prêtre dans la région de Québec, de 1834 à 1841.


À partir de 1841, jusqu’à 1850, il est professeur de littérature, d’histoire et de philosophie au collège de Nicolet, tout en occupant différentes fonctions admi­nistratives. L’année 1880 marque un tournant pour l’abbé Ferland. Installé à Québec, il prépare des cours publics d’histoire du Canada pour l’Université Laval. Ses conférences publiques sont publiées en deux volumes en 1861 et 1865 sous le titre de Cours d’histoire du Canada.


C’est au cours de ces années passées à Nicolet qu’il s’intéresse à la botanique. En 1858, l’abbé Ferland passe quelque temps sur la côte du Labrador. En 1877, il publie Opuscules dans lequel on retrouve une longue section sur le Labrador. L’abbé Louis-Ovide Brunet (1826-1876), botaniste à l’Université Laval, fait également paraître une liste des plantes récoltées dans cette région par Ferland.22


Dans Opuscules Le Labrador, Ferland décrit quelques ressources forestières, floristiques et fauniques de la Côte-Nord. Les arbres et arbustes, les plantes des tourbières et les fruits attirent son attention, tout comme les mammifères, les oiseaux marins et les poissons. Ses descriptions du paysage sont suffisamment précises pour se faire une idée du pays. Voici un exemple de cette prose descriptive :

« À Wapitugan, la côte qui, depuis Mingan, a couru de l’est à l’ouest, se replie vers le nord-est. Le pays change d’aspect : les îles deviennent plus nombreuses et bordent la côte sur deux ou trois rangs ; les arbres disparaissent, l’on ne rencontre plus que des brouissailles, ou brousses selon le langage du pays. Ce sont des épinettes noires, blanches et rouges, des sapins, des bouleaux et des cormiers, qui s’élèvent à une hauteur de six ou sept
pieds ; encore ne trouve-t-on ces arbres rabougris que dans les lieux les plus favorisés.

La côte du Labrador, depuis Wapitugan jusqu’à la baie de Brador, c’est-à-dire sur une longueur d’environ soixante lieues23, est un lit de granit, dont les aspérités forment des collines et de petites montagnes sur la terre ferme, et des îles fort nombreuses dans la mer. Presque partout ces rochers se montrent à nus ; sur quelques points une mousse blanche24 et épaisse s’étend sur le roc et lui communique une teinte grisâtre. Ailleurs les mousses sont décomposées et en se mêlant avec le détritus des rochers ont formé quelques pouces d’un sol, dont les éricacées se sont emparées. Quand on observe de loin la verdure dont elles revêtent la pierre, on croirait voir de magnifiques prairies, ou de beaux champs de blé encore en herbe ; mais, de près, l’illusion est bien vite dissipée. En se pourrissant à leur tour les feuilles et les racines de ces plantes finissent pas former, dans les creux des rochers, une couche de terre végétale de dix à douze pouces d’épaisseur. » 25

Conclusion

Les quatre naturalistes dont nous avons présenté des extraits de textes ont habité ou ont visité la Côte-Nord durant la seconde moitié du XIXe siècle, une période intense de recherches et de découvertes des ressources de la nature québécoise. Leurs descriptions, remarques et réflexions reflètent l’esprit qui prévalait à cette époque : celle de la science descriptive et utilitaire. En voulant rendre compte des ressources de la Côte-Nord et du Labrador, ils ont surtout cherché à faire ressortir celles qui offrent les meilleures possibilités d’exploitation. Mais, par leur vision personnelle, ils ont aussi rendu compte de certains traits caractéristiques de la nature nord-côtière et labradorienne : la paysage, les animaux de même que le potentiel futur d’implantation et d’exploitation de cette nature non encore apprivoisée.

NOTES :

1. BOUCHER, Romuald. « ARNAUD, Charles ». Dictionnaire biogra­phique du Canada Volume XIV. De 1911 à 1920. Québec, Les Presses de l’Université Laval, 1998 : 26-27.

2. Journal des voyages de Charles Arnaud 1872-1873. Recherche et transcription, Huguette Tremblay, Montréal, Les Presses de l’Université du Québec, 1977, 118 p., Série Tékouerimat 5.

3. FRENETTE, Pierre. « COMEAU, Napoléon-Alexandre ». Diction­naire biographique du Canada, Volume XV. De 1921 à 1930. Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2005 : 244-245.

4. COMEAU, Napoléon-Alexandre. Life and Sport on the Lower St. Lawrence and Gulf. Containing chapters on salmon fishing, trapping,
the folk-lore of the Montagnais Indians and tales of adventure on the fringe
of the Labrador Peninsula. Québec, Daily Telegraph Printing House, 1909
(2e et 3e éditions : 1923 et 1954), 440 p.; traduction de Napoléon Levasseur,
La vie et le sport sur la Côte-Nord du Bas-Saint-Laurent et du Golfe La pêche au saumon et la chasse à la trappe. Légendes des Montagnais. Récits d’aventures au Labrador. Québec, Éditions Garneau, 1945, 372 p.

5. Bulletin of the Nuttall Ornithological Club, vol. 7, no 4, October 1882.

6. Le lynx, le loup, le castor, la martre, le phoque, les canards, les oies, les perdrix et les lagopèdes, le hibou moyen-duc, l’aigle royal, le saumon et la truite.

7. Comeau, op. cit. : 175.

8. Ibid. : 267.

9. BOURGEOIS, Isabelle. « PUYJALON, Henri de », Dictionnaire biographique du Canada, Volume XIII. De 1901 à 1910. Québec, Presses de l’Université Laval, 1994 : 925-926.

10. Récits du Labrador. Montréal, Imprimerie canadienne, 1894. Autres ouvrages de Puyjalon : Petit guide du chercheur de minéraux, Montréal, 1892; le Guide du chasseur de pelleterie, Montréal, Pierre J. Bédard, 1893; Labrador et Géographie, Montréal, Imprimerie canadienne, 1893; et Histoire naturelle à l’usage des chasseurs canadiens et des éleveurs d’animaux à fourrure, Québec, Cie d’Imprimerie du Soleil, 1900.

11. Récits du Labrador, extraits des pages 4 à 8.

12. HUARD, Victor-Alponse, abbé. Labrador et Anticosti : journal de voyage, histoire, topographie, pêcheurs canadiens et acadiens, indiens montagnais. Montréal, C.O. Beauchemin, 1897 : 79.

13. DESMEULES, Mélanie. « HUARD, Victor-Alphonse ». Diction­naire biographique du Canada, Volume XV. De 1921 à 1930. Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2005 : 539-541.

14. Philogone Lemay (1855-1928), abbé. Missionnaire à Rivière-Pentecôte, il herborise sur la Côte-Nord et publie ses observations dans Le Naturaliste canadien en 1896, 1901, 1923 et 1925.

15. Huard, op. cit.

16. Huard, p. 197.

17. Michel-Thomas Labrecque (1849-1932), troisième évêque de Chicoutimi, de 1892 à 1927. André Simard, Les évêques et les prêtres séculiers au diocèse de Chicoutimi 1878-1968 Notices biographiques, Chicoutimi, Chancellerie de l’évêché, 1969 : 30-36.

18. Huard, op. cit. : 200-201.

19. Ibid.: 238. Extrait du rapport de l’explorateur français Combes en visite à Anticosti à l’été 1895.

20. Ibid.: 100.

21. GAGNON, Serge. « FERLAND, Jean-François-Antoine ». Dictionary of Canadian Biography Volume IX. 1861 to 1870. Toronto and Buffalo, University of Toronto Press, 1976 : 254-257.

22. BRUNET, Louis-Ovide. « Notes sur les plantes recueillies en 1858, par M. l’abbé Ferland sur les côtes de Labrador, baignées par les eaux du Saint-Laurent », dans Le Foyer canadien. Recueil littéraire et historique. Première partie. Québec, Bureau du « Foyer Canadien », 1863 : 367-374.

23. La lieue est une ancienne mesure valant environ 4 kilomètres.

24. Il s’agit très probablement de lichen du genre Cladonia ou encore des lichens crustacés.

25. Jean-Baptiste-Antoine Ferland. Opuscules Le Labrador. Québec, Imprimerie A. Côté et Cie, 1877 : 62-63. Il fait ici référence à la formation de la tourbe par la décomposition des sphaignes, ce qui, sur une grande échelle, résulte en la création d’une tourbière.